Les Blue Jays de Toronto arrivent à leur dernier duel contre les Athletics avec une vraie occasion de garder leur rêve de séries bien vivant. À 73 victoires et 73 défaites, le club n’est qu’à un match des Guardians de Cleveland, qui occupent la dernière place qualificative dans la Ligue américaine.
Il reste seulement 16 matchs au calendrier, ce qui donne un poids énorme à chaque sortie. La rencontre aura lieu au Sutter Health Park de West Sacramento, mercredi, à 15 h 05, heure de l’Est, soit 12 h 05, heure du Pacifique, et elle sera présentée sur Sportsnet au Canada.
Une réponse rapide après un départ chancelant
Toronto a mal commencé la série en laissant filer le premier match 6-5, dans une rencontre marquée par des bourdes défensives. Le lendemain, l’équipe a remis les pendules à l’heure avec une victoire de 4-2 qui a ramené l’égalité dans la série.
Le résultat de mardi a aussi apporté un avantage pratique important. José Soriano a tenu le fort pendant sept manches, en limitant l’adversaire à deux circuits en solo, puis Spencer Miles a bouclé les deux dernières manches sans drama inutile.
Comme seulement deux lanceurs ont été utilisés, l’enclos de Toronto devrait arriver plus frais au match décisif. La veille, il avait fallu six bras pour absorber la défaite, ce qui avait beaucoup plus sollicité le personnel de relève.
Une victoire mercredi offrirait aux Jays une quatrième série de suite. Ce serait aussi un bon signal à l’approche du sprint final, alors que l’équipe tente de rester dans la course sans céder de terrain.
Braydon Fisher ouvre le bal pour Toronto
Le plan de départ de Toronto repose sur Braydon Fisher, qui sera utilisé comme premier lanceur. Il s’agira de son neuvième départ de la saison, même s’il a surtout servi comme releveur jusqu’ici.
En 70,1 manches, le droitier de 26 ans affiche une moyenne de points mérités de 3,20 et un WHIP de 1,24. Il a aussi retiré 68 frappeurs sur des prises et vient d’enchaîner cinq sorties sans accorder de point.
Fisher connaît déjà les Athletics, qu’il a affrontés deux fois en mars. Sur ces deux passages combinés de 2,1 manches, il n’a permis à aucun frappeur de s’inscrire contre lui.
Comme il n’est pas censé aller loin dans la rencontre, John Schneider devra probablement s’appuyer sur plusieurs releveurs. La fraîcheur gagnée la veille pourrait faciliter ce genre de gestion du match.
Brady Basso tentera de tenir la cadence
Oakland mise pour sa part sur le gaucher Brady Basso, un lanceur qui devrait lui aussi voir son départ être de courte durée. Son profil laisse croire que les deux gérants devront jongler tôt avec leurs options en relève.
Basso montre une fiche de 1-2, une moyenne de points mérités de 4,32 et un WHIP de 1,41 en 33,1 manches. Il a effectué quatre départs cette saison, mais n’a jamais dépassé trois manches dans une même sortie.
Cette réalité pousse naturellement le duel vers les enclos. Les derniers retraits, la gestion des coureurs et les changements de lanceurs pourraient donc décider du sort de la soirée.
Toronto veut aussi profiter d’un adversaire qui affiche un dossier de 58-88 et l’un des pires différentiels de points du baseball majeur. Cela dit, les Athletics ont déjà prouvé qu’ils pouvaient nuire aux ambitions des Blue Jays en prenant le premier affrontement de la série.
La puissance d’Okamoto change l’allure de l’attaque
Kazuma Okamoto continue de donner de la profondeur à l’offensive torontoise dès sa première saison dans les majeures. Son apport en puissance a rapidement fait de lui une menace constante au cœur de l’alignement.
Il a claqué un circuit dans chacun des deux premiers matchs contre les Athletics, puis a ajouté un autre coup de longue balle en solo mardi. Ce 30e circuit de la saison en fait la première recrue des Blue Jays à atteindre ce plateau.
Cette marque le place aussi dans un groupe très restreint. Okamoto est seulement le cinquième joueur japonais à frapper au moins 30 circuits en une saison dans la MLB, un exploit qui confirme à quel point il s’est imposé vite à Toronto.
Josh Smith a également aidé la cause mardi avec un circuit en solo frappé juste avant celui d’Okamoto. Pour lui, il s’agissait de son cinquième depuis son arrivée avec l’équipe.
Ce que ce match peut encore changer
La victoire de mardi a remis Toronto à .500 et maintenu l’écart d’un seul match avec Cleveland. Les Blue Jays ne peuvent pas encore décrocher leur place en séries sur ce seul match, mais une autre défaite contre un club en difficulté compliquerait inutilement la suite.
Le calendrier à venir reste chargé. Après une journée de repos jeudi, Toronto reviendra à domicile pour une série de six matchs contre les Orioles de Baltimore et les Tigers de Detroit, deux clubs eux aussi engagés dans la lutte pour les places disponibles dans l’Américaine.
Avant de penser à ce bloc important, les Jays doivent régler leurs affaires en Californie. S’imposer contre les Athletics leur permettrait de repartir avec une autre série gagnée et un élan précieux pour la dernière ligne droite.


