DALLAS, États-Unis. Le match de la quatrième journée de la Coupe du monde 2026, qui se déroulera ce vendredi 3 juillet 2026 à 20h00 au AT&T Stadium, oppose l’Australie à l’Égypte. Les analyses pré-match penchent presque unanimement pour un duel serré, où l’Égypte, appelée les Pharaons, dispose d’une très légère avance par rapport à son adversaire australien, les Socceroos.
L’Égypte arrive en position de favorite, bien que sans marge significative. Le supercalculateur d’Opta attribue à l’équipe dirigée par Hossam Hassan 55,8 % de chances de passer au tour suivant, contre 44,2 % pour les Socceroos. Les bookmakers adoptent le même discours sans creuser l’écart, cotant l’Égypte entre +140 et +155 sur la ligne de 90 minutes, tandis que l’Australie est cotée plus loin, près de +260. Les modèles et les marchés confirment cette tendance : attendez-vous à un match accroché et difficile à décrypter.
La question cruciale qui plane sur tout le pronostic est l’état de santé de Mohamed Salah, le meneur égyptien. Il est sorti en boitant lors du match nul de 1-1 contre l’Iran, victime d’une élongation aux ischio-jambiers. Sa présence sur le terrain ne sera confirmée qu’au moment de la remise de la feuille de match officielle. Si Salah est du départ, le plafond de l’Égypte s’élève d’un coup. S’il est ménagé ou laissé de côté, la charge de création et de finition retombe sur Omar Marmoush, qui étincelle depuis le début du tournoi comme point d’ancrage de l’attaque et reste, dans tous les cas, le choix le plus sûr comme buteur.
Les ennuis de l’Égypte ne s’arrêtent pas là. L’arrière gauche Ahmed Fatouh est absent en raison d’une déchirure aux ischio-jambiers. Le milieu de terrain Mohanad Lasheen est suspendu et le défenseur central Mohamed Abdelmonem est incertain. Ces absences obligent Hossam Hassan à rafistoler sa ligne défensive pour ce match le plus important de la campagne. L’Égypte a terminé deuxième du groupe G, emmenée par son attaquant vedette Mohamed Salah, qui a joué un rôle central dans cette progression.
Les Socceroos ont bâti leur tournoi sur une rigueur défensive extrême. La valeur moyenne des buts attendus (xG) sur les tirs concédés en phase de groupes s’est établie à 0,052, un chiffre que seule l’Espagne a su abaisser davantage dans toute la compétition. La formation de Tony Popovic a réussi deux blanchissages et n’a concédé que deux buts, ne s’inclinant que devant le pays cofondateur, les États-Unis. L’Égypte a également fini à la deuxième place dans le groupe G, ce qui place les deux équipes en position de favoris pour cette rencontre d’élimination directe.
L’inquiétude se trouve à l’autre bout du terrain pour l’Australie. Elle n’a inscrit que deux buts en trois matchs de groupe, et son chemin pour déjouer une défense égyptienne coriace passera vraisemblablement par la vitesse de Nestory Irankunda et l’inventivité de Cristian Volpato en contre-attaque. L’Australie devra composer sans Mathew Leckie ni Jacob Italiano, tous deux écartés du tournoi sur blessure. Le plan tactique australien vise à frustrer l’Égypte, puis à frapper rapidement lors de l’occasion.
Quoi qu’il arrive, une équipe tournera une nouvelle page de l’histoire. L’Australie n’a jamais gagné un match d’élimination directe en Coupe du monde, s’inclinant devant l’Italie en 2006 et devant l’Argentine, future championne, en 2022. L’Égypte, elle, dispute une ronde éliminatoire de Coupe du monde pour la première fois depuis 1934, une édition jouée avant même l’existence de la phase de groupes. Son parcours sans défaite en groupe, avec une victoire de 3-1 sur la Nouvelle-Zélande encadrée par des matchs nuls contre la Belgique et l’Iran, constitue la plus longue séquence du genre de son histoire en Coupe du monde.
La récompense pour le vainqueur donne le vertige : un rendez-vous en huitièmes de finale avec l’Argentine, championne en titre, ou avec la révélation du tournoi, le Cap-Vert. Le consensus dessine un match prudent, peu prolifique, qui se jouera sur des détails. L’organisation de l’Australie rend une avalanche de buts improbable, tandis que l’avantage de l’Égypte au chapitre du talent individuel, mené par Marmoush et, s’il est rétabli, Salah, lui donne de meilleurs outils pour déverrouiller une rencontre serrée.
Le pronostic le plus défendable est une courte victoire de l’Égypte, les pointages de 1-0 et de 1-1 étant les plus probables, avec une réelle possibilité de prolongation ou de tirs de barrage vu la compacité de l’Australie. Le seul bémol va à l’encontre d’un faible total : les deux équipes ont marqué dans les trois matchs de groupe de l’Égypte, en plus de son match préparatoire contre le Brésil, si bien que les buts pourraient ne pas se tarir complètement. En somme, l’Égypte devrait passer, fort probablement au terme d’un match accroché qui ira jusqu’au bout, l’attaque émoussée de l’Australie demeurant la principale raison pour laquelle les Pharaons sont favoris pour enfin ouvrir un nouveau chapitre.
Le coup d’envoi est à 14 h (HE) au AT&T Stadium de Dallas. Il s’agit d’un match à élimination directe sans reprise : à égalité après 90 minutes, on passe en prolongation, puis aux tirs de barrage au besoin.


